Compte Rendu de l’Assemblée Générale du 30 mai 2015

Elle s’est déroulée Salle Jacques Prévert à Jacou (34)

21 présents – 143 procurations reçues – soit 164 voix pour 290 adhérents

 

Le Président, Alain MENEZ, accueille les participants et présente les membres du Conseil d’administration.

Les modifications suivantes ont été proposées par le Conseil d’Administration depuis l’année dernière :

  • André FONDA, qui avait présenté sa démission à l’issue de la dernière AG, a été remplacé par François MENEZ en octobre dernier
  • Françoise MEYRUEIX, démissionnaire en Avril 2015, est remplacée par Hervé THOUROUDE, proposé comme Administrateur par le Conseil d’administration, lors de sa réunion du matin (30.05.15)
  • Par ailleurs, Suzanne PLASSERAUD est démissionnaire.

 

Aucune objection n’est apportée à ces modifications qui sont donc entérinées par les membres de l’A.G.

Le nombre d’adhérents de l’association reste stable : 290 en 2014 contre 285 en 2013 (en grande majorité adhérents actifs + sympathisants et donateurs ponctuels)

Le Président rappelle que l’éducation des enfants que nous aidons par le biais d’un parrainage ou d’un don spécifique scolarité est un point auquel nous attachons beaucoup d’importance. Les résultats au brevet et au baccalauréat sont cette année encore très satisfaisants : 100% au brevet, 96% au baccalauréat.

En ce début d’année nous subissons la répercussion de la baisse de l’euro par rapport au dollar, soit une baisse du rapport euro/roupie. En 2014, la moyenne du taux de conversion était de 81 roupies pour un euro ; début 2015 le taux est passé à 68.7 roupies pour un euro, ce qui va nous obliger à réajuster nos aides aux familles.

Autre problème auquel nous sommes confrontés :

Le Gouvernement indien actuel, et particulièrement son Premier Ministre, se méfie beaucoup des étrangers et est en train d’instaurer un contrôle des ONG et des flux de fonds en provenance de l’étranger. Ses craintes visent le terrorisme, le prosélytisme, les droits de l’homme et l’environnement.

Nous avons donc créé un Trust indien (avec des Indiennes) ainsi qu’un Site : www.ieatrust.com. Nous avons fait une demande d’autorisation pour recevoir des fonds de l’étranger, au nom de ce trust (réponse attendue dans les 18 mois à venir).

Un point doit être officialisé devant les membres de l’Assemblée générale : le montant minimum des cotisations que nous avons fixé à 35 euros par an.

Pas d’objection.

Présentation des comptes de l’exercice 2014 – Daniel Taulelle

Le Trésorier, Daniel Taulelle, présente les tableaux de récapitulation et de ventilation des dépenses et des recettes.

Commentaires (compte de résultat) :

Le total des recettes s’est élevé à 120 768 euros, dont 110 113 de dons destinés aux actions, et 10655 euros de cotisations et dons de fonctionnement.

Le total des dépenses s’est élevé à 126768 euros, dont 113 575 pour les actions, 10 239 de frais de fonctionnement, et 2954 de perte de change (perte due au fait que les soldes de 2013 étaient comptabilisés au taux de 76 R pour un euro, mais sont repris en 2014 au taux de 81R pour un euro – ce qui donne un montant inférieur en euros, enregistré comme une perte)

Le résultat de l’exercice 2014 est de – 6000 euros, dû à cette « perte de change » et au fait que nous avions décidé de financer quelques actions sur nos réserves (reports).

Les actions financées :  76% aides familles – 21% bourses et scolarisation – 3% soutien scolaire

Les dépenses de fonctionnement ont représenté 8.48% des recettes totales, dont 19% en France et 81% en Inde.

Taux de change ;

Le Trésorier explique les modalités du calcul pour définir le taux moyen à appliquer (total des fonds reçus en Inde en roupies/total des fonds envoyés en euros). Pour 2014, le taux moyen est de 81 R/euro ; en 2013 il était de 76R/euro.

Les tableaux détaillés peuvent être fournis sur demande.

Les comptes ont été présentés au Commissaire aux comptes, J. Cassam Chenai, qui a examiné les différents comptes, les pièces justificatives, et n’a constaté aucune anomalie (Jacou, le 15 mai 2014, en présence de Daniel Taulelle, Michèle Leichel et Monique Cortot).

Les comptes 2014 sont acceptés à l’unanimité.

Point sur l’activité de chaque antenne en 2014 :

Pondichéry :

Nous avons suivi de 88 à 90 familles, et 40 jeunes boursières. Ce nombre reste stable, avec des arrêts de familles pour différentes raisons, des remplacements… mais ces chiffres resteront à peu près stables.

Bons résultats au brevet (16 présentés, 13 reçus) et au baccalauréat (10 présentés, 9 reçus)..

En 2014, nous avons mis en place une action de soutien scolaire du soir et de soutien scolaire pendant les vacances d’été (le mois de Mai en Inde) ;

Pour cela nous avons aménagé la terrasse supérieure de la Maison de Pondichéry, avec plusieurs boxes pour les groupes d’élèves, et des toilettes. Nous avons acheté le matériel scolaire de base.

Pour cette première session en 2014, une quarantaine d’enfants ont suivi ces cours (anglais-mathématiques en particulier).

Ces enfants sont quelques enfants de nos familles parrainées (ceux qui peuvent faire le trajet facilement), mais aussi des enfants du quartier, qui apprécient beaucoup ces cours, car ils fréquentent les écoles publiques qui sont surchargées, et dans lesquelles les enseignants, mal payés, sont peu motivés pour donner un bon enseignement et surtout s’occuper de chaque élève.

Cette année, en mai 2015, le nombre d’enfants présents chaque jour s’est élevé à 65 (80 inscriptions) et il y a eu quatre cours : anglais-mathématiques-arts plastiques et danse………..

Cette action est financée par la subvention d’une association lyonnaise, EDUCADEV, complétée par nos réserves.

Il est à noter également que, grâce au dynamisme d’une stagiaire accueillie à Pondichéry, Manon, un contrôle de santé a été organisé en collaboration avec l’hôpital Jipmer et l’ONG Médecins Sans Frontières. Un bilan auditif, oculaire, une auscultation générale ont pu être réalisés pour 97 enfants du programme Parrainages, 24 boursières et 66 mamans qui ont ainsi été contrôlées sur le plan de leur santé. Pas de cas dramatique, mais des recommandations d’intervention sur le plan des yeux et des dents principalement.

 

Chennai (Madras)

Jean Hugon explique qu’il a effectué une mission sur place en Mars 2014. Il a rencontré les familles et fait le point  sur les cas litigieux, en particulier le non respect des règles ; des aides ont été arrêtées.

À noter le coût très élevé des écoles anglophones, qui augmente considérablement d’année en année.

Cette année des dons spécifiques pour la scolarité ont été obtenus, et notre Correspondant a sollicité des prêts étudiants.

Dans le bidonville où sont localisées les familles que nous aidons, nous rencontrons quelques problèmes avec les adolescents, qui se trouvent entraînés vers la petite délinquance.

Par contre, nous avons pu constater que le bon exemple de nos familles, dont les enfants vont régulièrement à l’école, a eu une certaine influence sur d’autres familles….

Des cours du soir sont organisés à l’entrée du bidonville, ils sont très appréciés . Il a également été mis en place des cours d’informatique, financés par un donateur.

Très bonne réussite au baccalauréat : 10 sur 10, dont 3 Majors de leur promotion (bacs techniques)

À noter qu’une quinzaine de femmes sont conductrices de rickshaw ; elles ont acquis leur véhicule grâce à un micro crédit.

Et la crèche, financée par une association suisse, fonctionne toujours.

Début 2015, François Menez a fait une première mission au cours de laquelle il a rencontré la moitié des familles. Il a particulièrement étudié la scolarité des enfants.

A terme, le bidonville devrait être démantelé ; un gros problème se posera à nous.

Karikal

Michèle Leichel rappelle que Karikal est une petite ville rurale de 150 000 habitants et que nombre de nos familles habitent dans les villages environnants. Les enfants sont scolarisés sur place et peu d’entre eux sont en école privée, la majorité fréquentant l’école des Sœurs de Cluny, peu onéreuse. Ce sont d’ailleurs les Sœurs de Cluny qui assurent le suivi des familles, depuis plusieurs années, dans leurs locaux. Leur travailleuse sociale (Arul Mary) travaille à mi-temps pour IEA.

Une traductrice (ancien professeur de français) complète l’équipe.

Le nombre de familles aidées est de 43, et le nombre d’enfants 79.

Lors de leurs missions début 2015, Michèle et Chantal ont examiné la situation des familles :

  • 2 aides ont été arrêtées, 2 familles mises en observation
  • 6 nouvelles ont été présentées, dont 4 retenues
  • 8 enfants sont dans le supérieur technique, 2 en université,
  • 2 enfants sont handicapés.

On constate que les femmes ont maintenant des économies ; elles sont incitées à ouvrir des comptes rémunérés.

Quelques prêts ont été accordés, pour la construction de toilettes, ou pour des travaux d’urgence (toits), ou pour un problème médical.

Un meeting de fin de mission a été organisé par les femmes, dans les locaux des Sœurs de Cluny.

Il est à remarquer que ces femmes, qui sont isolées dans leur vie et ne participent à aucune manifestation collective, trouvent, au sein de notre association, grâce aux réunions, un moyen de communiquer entre elles qu’elles apprécient beaucoup. Au cours de ce meeting, elles ont improvisé des sketches très amusants, plein de dérision (un des sujets ayant été le mariage indien).

La réunion s’est terminée autour d’un pot amical.   Nous avons passé de bons moments de discussion avec les participants, peu nombreux, mais très intéressés par notre activité.